Le 30 mai 2015

Sortie de Christophe Hermant au Mont du Chat le 30/05/2015

« Lyon, samedi 7h30, j’ai posé Mathilde à son centre de concours et je dois la reprendre à 18h00. De belles perspectives de shopping, cinéma, promenades, lectures en terrasse s’offrent donc à moi mais comme le vélo est dans le coffre et me fait des clins d’oeil je branche le GPS sur St Genix sur Guiers.

8h40, je quitte la voiture, pédale 200 mètres, revient chercher la carte bleue, repart, revient pour le coupe vent et démarre enfin. Pas les copains mais la journée promet d’être belle. Une pensée pour Antoine qui se remet de sa cascade et pour Tonio qui m’a réglé la transmission au poil.

Ouverture du programme par le col de la Crusille, une sorte de Pistole de 8 kms pour s’échauffer puis à Novalaise je prends la D921 pour la première face du Mont du Chat. Le profil est édifiant, je démarre prudemment, régulateur de vitesse activé, la pente s’accentue jusqu’à Vacheresse avant une petite descente et là ça part vraiment fort avec 6 bornes (en fait elles n’y sont pas toutes les bornes!) à 11 ou 12% ; je contrôle, cardio tranquille et ramasse une paire de cyclos agonisants à 2 kms du sommet. Passage rapide en haut, un coup d’oeil sur la vallée, les photos plus tard, je dois revenir. Descente pentue (forcé!) vers le Bourget en restant vigilant sur les cailloux parsemés sur la chaussée. Petit passage le long du lac, le port, un air de vacances… avant d’enchaîner sur le col du chat (les gens de là bas n’ont pas beaucoup d’idées pour les noms!). Ce matou là est moins féroce mais présente quand même 7 kms à 7 % que je grimpe à l’économie(tant pis pour les classements Strava!). Descente amusante vers St Jean Chevelu(finalement ils trouvent des noms rigolos)et petit bout de départementale jusqu’à Yenne (changement de bestiole…). De là début de la seconde face tout en douceur et progressive mais à mesure que la pente forcit mes cuisses durcissent, j’ai un peu négligé l’alimentation et je roule depuis bientôt 4 heures ! Le final se transforme en calvaire 34×25,34×26,34×28 et plus rien à gauche. Mon état empire et je dois me poser quelques minutes pour grignoter, je me dis que c’est pour une photo. Je termine en vrac avec comme seul ressort l’idée du repas qui m’attends au relais du sommet. Gastronomie oubliable mais réparatrice, mon programme prévoit la 3ème face mais le corps et la raison refusent, je capitule tout en sachant que je risque une petite remarque ironique d’un ami…

Descente, malgré le coupe vent et le soleil je suis transi ! C’est mauvais signe. Arrivé à Novalaise je m’engage dans le col de l’épine mais l’heure a bien tourné et les jambes par contrent tournent mal, le panneau « sommet à 6kms » me décide à rebrousser chemin. Direction la voiture, le col de la Crusille semble s’être allongé dans la journée mais se passe facilement. A l’arrivée je passe par une boulangerie pour acheter bien sûr un Saint Genix qui se révèlera rassis.

Un petit coup d’autoroute me permet de méditer et de tirer quelques conclusions : ce type de sortie marathon requiert plus de rigueur dans l’alimentation et l’hydratation. Ces très grands cols, même quand on les passe facilement laissent de sérieux dégâts. C’est difficile de bien programmer une sortie en haute montagne au niveau de l’horaire.

Bref, j’arrive à Lyon un peu déçu de ma prestation mais juste à l’heure pour récupérer ma grande qui elle est extrêmement satisfaite de ses épreuves, c’était bien le plus important de la journée. »

Christophe Hermant